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Forum Femmes Méditerranée

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LA FÉDÉRATION DE LA LIGUE DÉMOCRATIQUE DES DROITS DES FEMMES LUTTE CONTRE LES VIOLENCES DE GENRE

la Fédération de la LDDF a organisé un sit-in à Larache devant le tribunal à la mémoire de Amina El Fila et pour l’urgence de l’abrogation de l’article 475 qui autorise le mariage de la victime du viol à son agresseur ;

Lettre ouverte A Monsieur le Chef du Gouvernement

Pour éviter que le drame d’Amina Filali ne se répète L’urgence de la mise en place d’une loi cadre contre la violence de genre

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mise à jour le 16/03/2012

Unies par un même idéal laïque Pour le triomphe des droits des femmes sur les deux rives de méditerranée !

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mise à jour le 11/12/2011

Maroc : une grande victoire pour les droits des femmes

http://www.fidh.org/Une-grande-victoire-pour-les-droits-des-femmes
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mise à jour le 22/06/2011

dépêche AFP sur la situation d’extrême précarité des réfugiés qui fuient la guerre en Libye

Tunisie : les deux tiers du camp de Choucha ont été brûlés ou pillés
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mise à jour le 1er/06/2011

Non à l’extrémisme en Tunisie

Se battre pour l’avénement de la démocratie ne pas fermer les yeux sur la menace intégriste de la tuer. Non à l’optimisme béat.

Association des Tunisiens en France,

5, rue Louis Blanc

Tel : 01.45.96.04.06

Fax : 01.45.03.97

Email : atf@free.fr

Site Web http//www.atf.ifrance.com/atf

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mise à jour le 26/02/2011

J’ai marché le 12 février à Alger et marcherai encore et encore

J’ai marché le 12 février à Alger et marcherai encore et encore

Croire en la démocratie et en ce qu’elle sous-entend est une chose, essayer de manipuler les masses au nom de cette dernière en est une autre.

Comme beaucoup d’algériennes et d’algériens, vivre dans les années 1990 et en 2011 est une profonde blessure qui s’accompagne de beaucoup de questionnements ! Combien de décès, d’exils, de familles déchirées, éparpillées ; pour se retrouver 20 ans après avec les mêmes revendications, la même soif de démocratie et de laïcité, avec une population de jeunes qui n’a connu que le terrorisme, la corruption, les passe droits, une école islamisée, une jeunesse qui n’a d’autre culture que celle diffusée par les paraboles.

Malgré l’acculturation recherchée et orchestrée par un système au service de la corruption et de l’intégrisme, les générations ont su exprimer ensemble, ce jour là, leur refus du système et de l’intégrisme.

Quoi de plus beau que de voir le leader islamiste(Ali Belhadj) se faire chasser de la manifestation, quoi de plus enthousiasmant que de manifester parmi un nombre important de féministes laïques, à l’avant garde des luttes : n’est ce pas là le mot d’ordre fondamental de ce jour et de ceux à venir « la double rupture avec le système rentier et l’intégrisme » ?

Que serait la démocratie sans la liberté et que serait la liberté sans la justice sociale, sans l’égalité entre tous les citoyens, devant la loi, la justice, l’information, l’accès de toutes et tous à une éducation ouverte sur l’universel, la santé, le logement et l’emploi.

Que serait la démocratie, la liberté et l’égalité sans l’égalité des droits entre les hommes et les femmes, sans la liberté de conscience, en un mot sans la laïcité. Sans oublier la liberté de choisir sa sexualité.

Voilà pourquoi, tant que nous n’aurons pas atteint toutes ces transformations, je marche et marcherai encore...

Alors à tous les despotes à tous les dictateurs et à tous les intégristes je dis que le vent de la liberté souffle dans tous les sens et risque de les emporter vers d’autres lieux.

Il ne leur reste, pendant qu’il est encore temps, qu’à sortir par les fenêtres qui leurs sont encore ouvertes.

Les peuples ont compris que la liberté n’est plus un mirage mais bel et bien une réalité atteignable, alors Mesdames et Messieurs faites vos valises.

Salima Deramchi : Féministe et laïque

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mise à jour le 18/02/2011

Témoignage : Le « voyage » en France de Fatoumata - l’Africaine

Témoignage

Je m’appelle Laurent CHEVALLIER. Je suis cinéaste et durant plus de vingt ans, j’ai réalisé plusieurs films en Guinée-Conakry [Djembefola, L’Enfant Noir, Circus Baobab, Momo le doyen, etc.). C’est dans ce pays, en 1999, que j’ai rencontré mon épouse Manty CHEVALLIER - CAMARA qui depuis vit en France à mes côtés, loin de sa famille. Nous avions prévu d’inviter sa grande sœur Fatoumata CAMARA à venir passer un mois chez nous pour qu’elle soigne des problèmes chroniques de tension et qu’elle puisse découvrir nos deux enfants, ses neveux.

Peine perdue puisqu’après une semaine passée en zone d’attente à Roissy, elle vient d’être réembarquée dans l’avion pour Conakry. Elle n’aura donc connu de notre « beau pays » qu’un centre de rétention et deux tribunaux, celui de Bobigny et celui de la cour d’appel de Paris, avec comme unique moyen de transport des fourgonnettes de police...

Que lui reprochait-on ? De s’être présentée, à sa descente d’avion, devant la police des frontières sans toutes les pièces nécessaires à son entrée sur notre territoire. Certes son passeport était parfaitement valable, tout comme son visa et son attestation d’hébergement. Mais voilà, il lui manquait le papier d’assurance médicale, attestation qu’elle avait oubliée à Conakry. De même, elle n’avait pas assez d’argent sur elle. Elle aurait du présenter la somme de 870 euros (soit 29 euros fois 30 jours) et ce malgré une attestation d’hébergement de sa famille qui assurait pourtant la prendre entièrement en charge.

24 h après les faits, sur les conseils de la Croix Rouge qui assiste les « retenus », je me suis présenté le mardi18/01 à la ZAPI, la zone d’attente de l’aéroport de Roissy, avec les éléments manquants : somme requise et copie de l’attestation d’assurance, pour régler ce problème et permettre à Fatoumata d’être relâchée. Mais l’officier de police, malgré mon insistance, a refusé catégoriquement de me recevoir, l’affaire devant être jugée.

Jeudi 20/01, Fatoumata a été amenée parmi des dizaines d’étrangers au tribunal de Bobigny. On aurait pu peut-être trouver un juge assez compréhensif mais nous sommes tombés ce jour-là sur une présidente, une dure parmi les durs, surnommée en off « l’avocate de la préfecture »... Pas le temps d’étudier son cas, pas le temps d’argumenter, « cas suivant ! ? et ce ,non stop, de 10 h à 22 h. Durant tout ce temps, les « retenus » n’ont rien eu à manger, juste une petite bouteille d’eau...

Fatoumata, très impressionnée par un tel protocole et face à l’insistance d’une présidente pressée d’en finir, s’exprimait difficilement en français ; « Vous venez faire quoi en France ? - Voir ma sœur, son mari et ses enfants - C’est votre aînée ou votre jeune sœur ? - Ma jeune sœur - Combien d’années vous séparent ? ? Silence ... « Vous ne savez pas ? ? Question maintes fois répétée... « Elle ne sait pas ! ? Fatoumata, après 4 jours de détention - passablement émue et très fatiguée - multiples sautes de tension - ne savait plus précisément si c’est 6 ans ou 7 ans de différence entre elle et ma femme. Pour la présidente, le doute était donc permis ! Fatoumata dit venir voir sa sœur mais est-ce vraiment sa sœur ? D’ailleurs est-elle réellement guinéenne ? Puisque pour cette dame de fer, le nom CAMARA serait uniquement un nom malien... Ignorant ( volontairement ? ) qu’on trouve des CAMARA dans toute l’Afrique de l’Ouest et même en France !

Conclusion de cette triste mise en scène : Fatoumata a été replacée au centre de rétention, appelé joliment « zone d’attente Y jusqu’au prochain avion... Nous avons donc fait appel de cette décision inique. Mais le samedi 22 janvier, devant la cour d’appel de Paris, une autre juge nous a stipulé que notre appel était irrecevable : on ne peut faire appel que sur la forme et non sur le fond... Et peu importe que sa famille soit présente au tribunal car dixit ce juge : « Même si le Dalaï Lama voulait accueillir Fatoumata, si elle n’est pas en règle, elle retourne chez elle... Moi, je ne fais qu’appliquer la loi. ?

La procédure ayant été respectée à la lettre, rétention, jugement, il n’y avait donc plus aucune raison de ne pas réexpédier ma belle sœur Fatoumata dans son Afrique natale. Dimanche 23 janvier, elle a donc été renvoyée à Conakry, encadrée par une escorte de policiers telle une vulgaire délinquante. Les autorités de mon « beau pays Y la France préférant ainsi lui « offrir Y une semaine d’humiliation à toute forme d’écoute, à tout geste d’humanité.

Les associations liées à ces problèmes d’entrée des étrangers ont calculé qu’une semaine comme celle vécue par Fatoumata coûte à l’état français, à nos impôts donc, environ 25 000 euros (centre de rétention, logement, nourriture, policiers, véhicules, tribunaux , personnel judiciaire, 4 billets d’avion de retour pour Fatoumata et son escorte policière, etc.. ). Plutôt que prendre 5’ pour vérifier des papiers, plutôt que de laisser la parole à un témoin, en l’occurrence mon épouse (elle a essayé, aussitôt le juge l’a fait taire) qui aurait pu aisément prouver devant le tribunal que Fatoumata est bel et bien sa sœur, on préfère une justice express ( le mot est faible ! ) devenue une simple chambre d’enregistrement d’une politique d’immigration de plus en plus discrimina-toire. Ainsi, au fil des années, mon « beau pays Y la France a décidé, triste constat, de fermer le plus hermétiquement possible ses frontières à tous les « bronzés Y venus d’Afrique. Je parle des Africains mais on pourrait certainement généraliser la question à tous les pays pauvres.

Fatoumata n’a donc pas pu venir nous rendre visite en France même si elle y possède des attaches familiales, même si c’est pour une durée d’un mois, ses papiers et son billet d’avion l’attestent, même si ses pièces étaient parfaitement en règle au moment du jugement, même si elle est une mère de famille avec son mari et ses cinq enfants vivant au pays et, de fait, bien décidée à retourner vivre chez elle.

Certes, l’entrée de Fatoumata - l’Africaine sur notre territoire n’est pas encore interdite dans les nouveaux textes de loi mais, comme j’ai pu le constater à nos dépends, elle l’est déjà dans les faits... Peut-on imaginer pire encore au « pays des peaux blanches* Y ? (* surnom de la France en Guinée)

Laurent CHEVALLIER

PS : pour toutes précisions sur cette histoire, merci de me contacter à : lolo.chevallier@wanadoo.fr

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mise à jour le 4/01/2011

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Chachpina Mavromata, chant traditionnel grec